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Jour 3 : Pradelles / Cheylard L'Evêque, 22 km
La descente de Pradelles jusqu'à Langogne, porte
d'entrée du pays du Gévaudan (le pays de la fameuse bête féroce), est très belle. Le centre ville de Langogne offre quant à lui quelques belles pierres : l'église romane du XIIe siècle et sa centaine de chapiteaux sculptés, la place et ses maisons bâties sur un plan circulaire à la fin du XIIe siècle, la halle, classée comme l'église « Monument historique », ainsi que quelques jolies rues montantes.
La bête de Gévaudan a certes terrorisé le
Gévaudan, mais aussi l'Auvergne et le Velay et ce, durant 3 longues années. Les attaques débutèrent du côté de Langogne et cessèrent le 19 juin 1767, date à laquelle Jean Chastel tua une bête féroce qui ressemblait à un loup, sans toutefois savoir précisément à quelle race elle appartenait. Certains parlèrent d'un animal exotique comme une hyène, d'autres du fléau de Dieu... Ce qui est sûr, c'est que cette bête attaqua, de jour comme de nuit, une centaine de personnes, femmes et enfants principalement, dont beaucoup moururent, et qu'elle fit beaucoup parler d'elle, au point que la cour du roi Louis XV s'y intéressa fort.
A Langogne, nous décidons de quitter le GR70 pour nous rendre au lac de Naussac, que nous
avions pu apercevoir de Pradelles. Barrage-réservoir de 1 100 hectares et d'un pourtour de 7km, il propose une base de loisirs. Malheureusement, la déception nous attend au bout de notre route : le lac est sale et ses alentours tristes et arides. 6 km de marche pour rien, alors que les premières ampoules commencent à apparaître !
A ce sujet, quelques petits conseils contre les ampoules.
Tout d'abord, le b.a.ba : de vraies chaussures de marche (et pas des chaussures de tennis), déjà « cassées ». Un investissement non négligeable, mais obligatoire. Nous avons en effet croisé une jeune fille, accompagnée de ses grands-parents septuagénaires adeptes de rando, qui était partie avec de simples chaussures de tennis et n'était ainsi plus en mesure de marcher à cause de ses pieds en sang (autant dire que les grands-parents, qui emmenaient sur les sentiers leur petite-fille pour la première fois, étaient heureux !). De bonnes chaussettes de marche aussi (éviter les vieilles chaussettes de tennis en coton qui sont rêches à force de lavage et qui bousillent les pieds à coup sûr). Et quand les ampoules arrivent quand même, les pansements gel « seconde peau » sont très efficaces.
De Langogne à Saint-Flour-de-Mercoire, il faut avouer que la route n'a aucun intérêt. Mais
à partir de Saint-Flour, le paysage se bonifie et nous offre à admirer une campagne apaisante, de jolis bois et des décors marécageux où gambadent quelques chevaux. Des lieux qui invitent au repos... à tel point que nous sommes les derniers randonneurs à arriver à notre hébergement de Cheylard-l'Evêque où notre hôtesse commençait à s'inquiéter.
Cheylard-l'Evêque est un petit bourg charmant composé de quelques belles bâtisses et dominé par
une chapelle haut-perchée qui offre une très jolie vue sur les environs. Et le refuge du Moure, qui abrite à la fois dortoirs et chambres individuelles, est le seul hébergement possible de l'étape. Avec notre chambre au charme désuet et confortable, la salle à manger tout de bois vêtue et ses grandes tablées, le parquet qui grince et l'accueil chaleureux, nous nous y sentons bien et y passons une nuit bien méritée.
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Dernière connection le :
13 Décembre 2011 à 12h17
Membre depuis Mai 2009
Randonneur et photographe & vidéaste amateur qui aime partager sa passion pour les voyages en France et dans le monde.