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Les Carnets de Voyages de Nico: Mont Saint Michel

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L'abbaye (suite)

Présenter toutes les salles de l’abbaye s’avère un exercice bien difficile, tant le plan de l’abbaye est compliqué et ses pièces fort nombreuses. Nous vous proposons ainsi de vous guider dans les principales pièces, tout du moins celles qui nous ont le plus marqués lors de la visite de l’abbaye.

L’entrée de l’abbaye se situe sur la façade est du Mont. La porte de l’abbaye est protégée depuis le XIVe siècle par le Châtelet, bâtiment situé à sa droite, qui lui-même est défendu par la tour Claudine. A gauche de la porte se trouve la tour Perrine (du nom de son constructeur), qui logeait dans ses six étages les soldats affectés à la surveillance de l’abbaye. Les défenses de l’abbaye sont reliées avec celles du village, ce qui fit de l’abbaye tout au long des siècles une place imprenable pour l’assaillant.


Le visiteur entre dans l’abbaye par la salle des gardes : c’est par cette pièce que, depuis 1257, on s’introduit dans l’abbaye. Elle tient son nom de 1364, date à laquelle chaque visiteur qui voulait se rendre dans l’abbaye devait y déposer ses armes.


Au dessus de la salle des gardes se situe la salle de la balle chaise : construite au XIIIe siècle, elle tire son nom du trône richement décoré dans lequel l’abbé rendait la justice.


Puis le visiteur emprunte l’escalier du Grand Degré qui chemine entre les logis abbatiaux, à gauche, et l’église, à droite.


Les logis abbatiaux ont été construits à la fin du XIVe siècle, puis agrandis au XVIe siècle. Véritable château dans l’enceinte même de l’abbaye, ils permettaient à l’abbé de remplir dignement ses fonctions.


L’église abbatiale est un heureux mélange entre une nef romane, réduite de 3 travées sur 7 du fait de l’incendie de 1776, et un chœur gothique flamboyant des XVe et XVIe siècles, qui s’élève sur 25 mètres. La façade actuelle, d’architecture classique, a été reconstruite en 1780. L’église repose sur 3 cryptes : les cryptes Saint-Martin et Notre-Dame-des-Trente-Cierges supportent le transept (vaisseau transversal entre la nef et le chœur d’une église), la crypte des Gros-Piliers le chœur. Pendant la période carcérale de l’abbaye, le chœur, où étaient encore célébrés des offices, était séparé par un rideau de la nef, transformée en réfectoire.


A la place des 3 travées manquantes de la nef se situe aujourd’hui la terrasse de l’ouest, qui offre une vue dégagée sur la baie d’ouest en est, de Cancale en Bretagne aux falaises de Normandie. On y aperçoit l’îlot de Tombelaine au nord et la colline du Mont-Dol au sud-ouest. On distingue aussi les îles Chausey au loin, d’où provient le granit qui servit à la construction de l’abbaye.


Notre-Dame-sous-terre se situe sous la terrasse de l’ouest, donc à l’origine sous la nef. Cette petite église constitue la partie la plus ancienne de l’abbaye puisqu’elle date du Xe siècle. Elle a été transformée un siècle plus tard pour supporter l’abbaye romane.


Le visiteur peut accéder à l’ancien ossuaire des moines par un petit passage partant de la crypte Saint-Martin (crypte qui supporte le bras sud du transept). S’y trouve une énorme roue, installée vers 1820 pour monter la nourriture des détenus de la prison, qui est une réplique des roues utilisées au Moyen Age pour les chantiers de construction.


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Nico

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Randonneur et photographe & vidéaste amateur qui aime partager sa passion pour les voyages en France et dans le monde.

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