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L’abbaye du mont Saint michel
Les grandes lignes de la construction
Le chef d’œuvre architectural que nous connaissons est le fruit de longues transformations qui ont eu lieu tout au long de l’histoire du Mont. C’est principalement aux Bénédictins, qui s’installent sur le rocher en 966, que le Mont Saint Michel doit son architecture si riche, à la fois préromane, romane et gothique.
L’édifice le plus ancien conservé au Mont, Notre-Dame-sous-terre, date du Xe siècle. Elle est de style préroman, caractérisé par des structures massives qui rappellent la technique carolingienne : murs très épais, fenêtres étroites et rares qui laissent peu de place à la lumière, arcs en plein cintre (c'est-à-dire de courbe circulaire, en demi-cercle) qui ne permettent pas d’élever des murs très hauts.
En 1017 est édifiée, sur la demande de Richard II et de l’abbé Hildebert, une abbaye romane, qui
s’appuie en partie sur les anciennes constructions. Eriger une abbatiale au Mont Saint Michel, c’est construire une église de 80 mètres de long, à 80 mètres au dessus du niveau de la mer, ce qui nécessite une véritable prouesse technique ! Pour ce faire, les constructeurs de l’époque ont créé en quelque sorte une plate-forme artificielle, placée sur le sommet du rocher et composée de l’édifice préroman, de trois cryptes et d’importants soubassements. Sur cette plate-forme est donc érigée l’abbaye romane, agrandie par l’abbé Robert de Torigni un siècle plus tard. Le roman est plus élancé, plus vertical, et offre un plus grand espace que le préroman.
Puis, avec le rattachement de la Normandie à la France au XIIIe siècle, apparaît un nouveau style architectural, le gothique : l’arc brisé, c'est-à-dire un « arc à deux branches concaves se rejoignant en pointe au faîte » (Larousse), des murs plus légers ainsi que le report des poussées sur les arcs boutants permettent une envolée des murs et un agrandissement des ouvertures, ce qui donne tant de lumière et de légèreté aux édifices. Le style gothique est ainsi utilisé pour les nouvelles constructions qui entourent les bâtiments romans : la Merveille (1212-1228), les logis abbatiaux (XIIIe et XVe siècles), la Belle Chaise (1257) et le Châtelet (1393).
Après la guerre de Cent Ans, un chœur de style gothique flamboyant est construit à partir de 1446 sur les ruines du chœur roman, écroulé en 1421. Ce n’est qu’en 1521 que sera posée la dernière pierre du chœur, les travaux ayant souvent été interrompus, sans doute par manque d’argent.
C’est encore par manque d’argent, mais aussi du fait du déclin des vocations monastiques et des pèlerinages que les bâtiments sont petit à petit laissés à l’abandon, en témoignent le dortoir roman détruit ou la flèche remplacée par un simple clocheton.
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13 Décembre 2011 à 12h17
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Randonneur et photographe & vidéaste amateur qui aime partager sa passion pour les voyages en France et dans le monde.