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Les Carnets de Voyages de Nico: Mont Saint Michel

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Comprendre le Mt St Michel

Ce qu’il faut savoir de la religion pour mieux comprendre le Mont Saint Michel

1)    L’ordre de Bénédictins


Saint Benoît de Nursie est le fondateur de l’ordre des Bénédictins. Né vers 480 à Nursie (au nord-est de Rome), il est issu d’une famille aristocrate et chrétienne. Il grandit et étudia à Rome puis quitta la cité vers l’âge de 14 ans en réponse à l’appel divin pour se faire ermite pendant 3 ans dans la montagne de Subiaco. Il fonda vers 529 le monastère du Mont Cassin et c’est là qu’il rédigea la règle qui porte son nom. Il y mourut vers 547. Son corps repose depuis 660 en France à l’abbaye de Fleury, à Saint-Benoît-sur-Loire.
La règle de Saint Benoît de 73 chapitres définit la vie spirituelle et matérielle des moines et l’organisation du monastère. Elle a pour objectif d’aider les moines à mener une vie simple au sein d’une communauté en vue de parvenir à la sainteté en laissant la « grâce de Dieu agir progressivement en soi ». Les moines bénédictins prononcent quatre vœux : pauvreté, chasteté (dans la tradition bénédictine on parle habituellement de changement de manière de vivre ou de conversion de la vie), obéissance et stabilité (c'est-à-dire persévérance durant toute la vie dans sa propre communauté). Leur vie est rythmée par la prière et le travail. Ils s’adonnent à la prière personnelle, en particulier par la Lectio Divina (lecture sacrée), méditation personnelle sur les textes de la Bible, ainsi qu’aux célébrations liturgiques en commun appelées l’Opus Dei (l’œuvre de Dieu). La journée compte huit offices : les matines (bien avant le lever du soleil), les laudes (au soleil levant), prime (vers 7h00), tierce (vers 9h00), sexte (vers 12h00), none (vers 15h00), les vêpres (en fin d’après-midi) et les complies (juste avant la nuit). Le travail est quant à lui nécessaire à la vie matérielle de l’abbaye, que ce soit le travail manuel, l’accueil, la formation, les études. Chaque monastère est autonome et la communauté monastique est composée des frères vivant sous la direction de l’Abbé, élu par le chapitre (la communauté réunie en conseil).
Les moines bénédictins ont joué un rôle civilisateur et évangélisateur important : ils bâtirent de nombreux monastères dans des lieux insalubres ou totalement isolés, défrichèrent et assainirent pour offrir des lieux de refuges et de paix. Pendant les périodes mouvementées, ils préservèrent le patrimoine, la culture et les langues et conservèrent de nombreux manuscrits, religieux ou non. Au Xe et XIe siècle, la pureté de la règle est restaurée par les réformes de Cluny et de Cîteaux. Le XVIIe siècle est aussi le témoin de réformes avec les congrégations françaises de Saint-Vanne et de Saint-Maur. Supprimé en France sous la Révolution, l’ordre fut restauré en 1837 par dom Guéranger, abbé de Solesmes, et compte aujourd’hui 12 000 moines environ.

2)    Saint Michel


Les archanges sont une catégorie d’anges, l’un des neuf chœurs des anges, juste avant les anges, d’où le préfixe « arch- » qui signifie supérieur. Selon la tradition, les archanges sont au nombre de 7, dont les trois principaux sont Michel le chef de la milice céleste (son nom signifiant « qui est comme Dieu »), Gabriel le messager envoyé à la Vierge ou à d'autres personnages (son nom signifiant « force de Dieu ») et Raphaël le compagnon de Tobie lui servant de gardien et de médecin (son nom signifiant quant à lui « Dieu guérit »). Les autres archanges sont Uriel, Selaphiel, Jegudiel et Barachiel. Le suffixe « el » dans leur nom signifie Dieu.


L’archange Michel apparaît dans le livre de l’Apocalypse du Nouveau Testament : c’est lui en effet qui combat et terrasse le dragon, symbole de Satan. C’est aussi lui qui conduit les âmes au ciel et les pèse lors du jugement dernier. Saint Michel est très connu en Orient dès le IVe siècle mais son culte n’apparaît en Occident qu’à la fin du Ve siècle avec l’élévation d’un sanctuaire au Mont-Gargan en Italie en 492. Vers l’an mil, de nombreuses chapelles et église lui sont dédiées à travers toute l’Europe. La guerre de Cent Ans lui vaut en France une place importante auprès des croyants : il exhorta Jeanne d’Arc à « venir au secours du roi de France », ce qui le désigna comme protecteur de la France ; de même, Louis XI, en souvenir de la victoire du Mont Saint Michel face aux anglais, créa l’ordre de Saint-Michel en 1469. Son culte connaît un nouvel essor lors de la Contre-Réforme car il représente alors, aux yeux de l’Eglise, la lutte contre l’hérésie protestante. Il est souvent représenté avec une épée et une balance, comme dans la statue qui surplombe le clocher du Mont Saint Michel. L’archange est devenu le patron des chevaliers et de tous les corps de métiers liés aux armes et aux balances.

3)    Les pèlerinages


Le Mont Saint Michel a attiré les pèlerins presque dès la fondation du sanctuaire. Ils faisaient le pèlerinage principalement pour acquérir l’état de grâce, non pour vénérer une relique ou être guéri. Ainsi, l’économie du Mont a été tributaire pendant de nombreux siècles de la venue des pèlerins, le village se développant dès le Xe siècle au pied de l’abbaye pour les héberger, les restaurer mais aussi leur vendre des souvenirs. Les premiers pèlerins rapportaient en souvenir de leur passage au Mont une pierre prélevée sur le rocher. Cette pratique étant interdite, ils ramassèrent à la place de la pierre une coquille de la baie, coquille qui sera elle-même supplantée à partir du XIIIe siècle par le plomb de pèlerinage fabriqué au village même. Au Moyen Âge, les routes convergeant vers le Mont sont surnommées chemins du Paradis.


Les souverains se sont aussi déplacés très tôt au Mont. Childebert III (683-711) et Charlemagne (747-814) compteraient parmi les premiers pèlerins. Plus tard, ce sont tous les rois de France, de Saint Louis à François Ier, qui s’y rendent.

4)    Les miracles


Les miracles relatés par les Bénédictins ont fortement contribué à la renommée du Mont et lui ont donné son caractère mythique. Outre la fondation du sanctuaire par Saint Aubert, le miracle le plus célèbre de la Baie est celui des eaux : en 1011, une femme enceinte traversant les grèves avec son mari est prise de contractions alors que la marée monte ; son mari se sauve pour chercher de l’aide et la laisse seule face aux eaux qui montent ; grâce à l’intervention de la Vierge ou de Saint Michel, selon les versions, les eaux sont repoussées autour d’elle et lorsque son mari revient, elle a accouché d’un garçon.


Un autre miracle a lieu peu avant, en 1007 : l’évêque d’Avranches, Norgod, aperçoit une nuit l’abbaye du Mont dévorée par les flammes. Il se rend alors au Mont mais découvre avec surprise le monastère intact et les moines occupés à leurs tâches habituelles. Ce miracle reprend l’image de la montagne ardente que le feu ne peut consumer.


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Nico

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Randonneur et photographe & vidéaste amateur qui aime partager sa passion pour les voyages en France et dans le monde.

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